Vitamine C et immunité
- Véronique Gillas
- 25 oct. 2024
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 nov. 2024

La vitamine C est probablement la première vitamine à laquelle on pense lorsque les premiers signes d’un rhume ou d’une infection grippale se manifestent. Si elle peut bien évidemment être utilisée dans ce contexte, il pourrait aussi être très bénéfique de l’utiliser en prévention, ce que l’on oublie trop souvent.
VITAMINE C ET IMMUNITÉ
Savez-vous pourquoi la vitamine C est utile à notre immunité ? Voici quelques éléments de réponse
Elle a une fonction antioxydante qui sert à « recharger » (en terme savant, on dire « réduire ») le glutathion pour qu’il puisse de nouveau faire son travail qui consiste à améliorer l’activité des globules blancs. Si le niveau de glutathion est trop bas, les globules blancs meurent. Elle augmente donc indirectement la durée de vie des globules blancs.
Elle est antivirale. Lorsqu’elle rencontre le fer (ou le cuivre), elle permet la production du radical hydroxyle qui lorsqu’il est à l’intérieur des globules blancs est le meilleur destructeur des virus et des bactéries. Elle augmente ainsi l’activité des globules blancs en les dotant d’une arme puissante.
Elle va limiter NF-kappaB, une protéine utilisée par les virus pour se multiplier
C’est un cofacteur de la synthèse des anticorps
APPORTER LA VITAMINE C AVEC L’ALIMENTATION
Comme toujours, on cherchera à l’apporter par l’alimentation. Mais attention, seuls les produits crus et frais en apportent. En effet, elle est détruite par la chaleur (d’où le cru), mais aussi par l’oxygène (d’où le frais). N’espérez pas trouver de la vitamine C dans les légumes qui ont traversé des kilomètres avant d’arriver dans votre assiette.
D’après la table Ciqual, qui fournit les teneurs en mg pour 100g (données ici entre parenthèses), la meilleure source alimentaire est sans surprise la cerise Acérola (2850). Elle est suivie par la goyave (228), le cassis (191), puis par
des herbes aromatiques dont on consomme des quantités dérisoires : le persil (177 si frais, 137 si séché), le thym frais (160), le zeste de citron (129, alors que la pulpe affiche seulement 45)
et par des légumes que l’on consomme davantage cuits que crus : le chou frisé (145 si cru, 41 si cuit), le poivron (121 si cru, 81 si cuit), le brocoli (106 si cru, 24 si cuit), et le chou de Bruxelles (103 si cru, 56 si cuit).
Autant dire que l’on va obtenir de faibles doses avec ces produits.
On trouvera ensuite des apports intéressants dans les fruits rouges (87), le kiwi (82), la papaye (65), les agrumes (aux alentours de 45).
QUELLE QUANTITÉ ?
Idéalement, en prévention, lors de la mauvaise saison, lorsqu’il y a un risque infectieux, il faudrait atteindre 1 gramme par jour au minimum, ce qui signifie consommer en moyenne 1 kilo des produits cités ici. Impossible donc avec l’alimentation, sous peine de consommer beaucoup trop de glucides et notamment de fructose avec les fruits. Le recours à des compléments se révèle donc indispensable.
Lorsque l’infection virale pointe le bout de son nez, les apports doivent être évidemment majorés. Il faut intervenir de façon aussi précoce que possible, c’est à dire dès que l’on en sent les premiers signes.
S’il s’agit de nez qui coule, de gorge qui gratte, mais sans état fiévreux, on peut commencer avec des prises de 125 mg toutes les heures (sauf pendant la nuit si on dort). Ensuite, deux cas peuvent se présenter :
Les symptômes régressent, signalant que l’épisode infectieux est passé, auquel cas on peut réduire alors la prise de vitamine C en espaçant la prise toutes les deux heures pendant 2 à 3 jours, puis toutes les 3 heures pendant le même laps de temps, et enfin, redescendre à la dose de routine d’un gramme par jour.
Les symptômes s’amplifient et la fièvre fait son apparition. Il est temps de frapper beaucoup plus fort en prenant quelques grammes toutes les 15 à 20 minutes tant que les symptômes ne régressent pas. Dès qu’il y a un mieux, on arrête. Mais on recommence dès que des symptômes réapparaissent. Impossible de vous dire combien prendre, car ce sont vos symptômes qui vont vous guider.
Là encore, l’apport sous forme de complément est incontournable. On parlera donc des compléments dans mon prochain post.
C’est avec plaisir que je vous partage ces informations. Merci de mentionner la source si vous partagez à votre tour tout ou partie de mes articles.


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