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Contre-indications au jeûne intermittent

  • Véronique Gillas
  • 30 sept. 2024
  • 2 min de lecture
Contre-indications au jeûne intermittent
Le jeûne intermittent pour tous ?



Comme vous l’avez peut-être déjà compris à la lecture de mes articles précédents, rien ne convient à tout le monde. Le jeûne intermittent ne fait pas exception. Je vous présente donc ici quelques situations à considérer avant de vous lancer si cette aventure vous tente.







CONTRE-INDICATION SELON LES POPULATIONS

  • Parce qu’il induit souvent un déficit d’apport et donc un risque de ne pas couvrir tous les besoins nutritionnels (même si ce n’est pas l’effet recherché), le jeûne n’est pas recommandé aux femmes enceintes ou allaitantes, spécialement si le bébé est nourri uniquement par l’allaitement. Lorsque la diversification a commencé, il est possible pour la mère de pratiquer le jeûne intermittent, à condition qu’elle ait des apports de qualité et qu’elle mange suffisamment.

  • Il n’est pas recommandé non plus pour les enfants et adolescents car leurs besoins sont conséquents.

  • Attention également aux personnes âgées fragiles qui sont parfois déjà dénutries.


CONTRE-INDICATION SELON LES PATHOLOGIES


  • En cas d’insuffisance rénale, hépatique ou cardiaque

  • Si l’immunité est faible, qu’il y a des infections aigues récentes, des pathologies lourdes (cancer, suite de chirurgie…), le jeûne intermittent sera à éviter car le système immunitaire a besoin de nutriments et d’énergie pour être performant. Cependant, il peut être intéressant dans le cadre des infections chroniques, car en diminuant l’inflammation globale il va améliorer l’immunité.

  • Si vous êtes diabétiques sous traitement, à fortiori pour le diabète de type 1, il est prudent de demander conseil à votre médecin avant de jeûner, et de mettre en place un suivi médical de qualité.

  • La prudence s’impose également si vous souffrez de troubles du comportement alimentaire, la mise en place du jeûne pouvant, par les restrictions horaires qu’elle impose, être une source de renforcement de cette pathologie.


CONTRE-INDICATION SELON LES SIGNES CLINIQUES


Il convient également de savoir que certains signes doivent alerter sur une « intolérance » au jeûne. Il s’agit notamment

  • De nausées, vomissements

  • De vertiges, hypoglycémies, pertes de connaissance

  • De migraines ou maux de tête

  • D’une fatigue très prononcée, ou d’un affaiblissement de l’état général

  • De difficultés de concentration ou de tendance diurne à la somnolence, d’autant plus si le sommeil est perturbé

  • D’une irritabilité inhabituelle, voire d’un état dépressif

  • De compulsions notamment sucrées

 

Donc observez-vous et respectez-vous !!!

Je vous ai déjà alerté sur la nécessité de mettre le jeûne intermittent en place de façon progressive. Temporiser permettra de limiter ces signes qui peuvent être le reflet de l’adaptation du corps. Dans ce cas, il disparaîtront progressivement en quelques jours. Si ce n’est pas le cas, il peut être utile

  • D’essayer d’autres modalités, par exemple jeûner le soir au lieu du matin s’il y a des nausées le matin, ou encore jeûner le matin au lieu du soir si le sommeil est perturbé par la faim.

  • De ralentir la vitesse à laquelle vous rétrécissez la fenêtre alimentaire,

  • Et surtout de manger qualitatif sans excès de glucides, afin de ne pas créer d’hypoglycémies, facteur de fausses faims qui bloqueraient l’amélioration de votre flexibilité métabolique et feraient échouer votre projet.

C’est avec plaisir que je vous partage ces informations. Merci de mentionner la source si vous partagez à votre tour tout ou partie de mes articles.


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© 2014-2023 par Véronique Gillas

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